Médiathèque de Bagnolet
http://mediatheque.ville-bagnolet.fr/Feminisme-et-pandemie.html
Féminisme et pandémie
mardi, 5 mai 2020
/ Documentaire /

Responsable des articles publiés dans la rubrique documentaires.

La Médiathèque de Bagnolet développe depuis plusieurs années un fonds important de livres et films sur le féminisme.

 

 

De nombreux articles pointent la situation particulière des femmes durant cette crise sanitaire et sociale, « héroïnes » du quotidien et en même temps victimes de maltraitance familiale et institutionnelle. Des exemples tirés des quotidiens Libération et l’Humanité :

L’indépendance des femmes, la victime invisible du Covid19 

Les femmes en première ligne face au coronavirus

Le virus, un fléau mondial pour les droits des femmes

 

Même si nous ne pouvons acheter de livres en ce moment, nous suivons les futures sorties.

A l’occasion de la journée internationale de la visibilité lesbienne du 26 avril, nous voulions parler d’un ouvrage qui fera partie de nos prochaines commandes :

 


Le génie lesbien d’Alice Coffin

[à paraître chez Grasset]

 

L’autrice est ancienne journaliste, militante au groupe d’action féministe La Barbe.

« Le génie lesbien est cette capacité à penser et concevoir des mécanismes de société qui sont complètement différents des codes qui prévalent dans le patriarcat. Ce génie est aussi la force de les mettre en œuvre », détaille Alice Coffin. Le concept est né dans les milieux militants européens.

 

Parler de génie lesbien, c’est combattre l’une des discriminations majeures subies par les lesbiennes : l’invisibilisation. « Même dans l’espace public, le mot “lesbienne” a du mal à être prononcé, remarque Alice Coffin. Nous avons dû lutter contre Google qui envoyait direct dans les spams les messages avec ce mot. » 

« Dans de nombreux mouvements sociaux et politiques, elles jouent un rôle moteur et cela n’est pas dit, analyse Alice Coffin. Les exemples, nombreux, jalonnent l’histoire ; plus récemment, en France, Adèle Haenel et son témoignage fondateur de l’après-#MeToo sur la pédophilie, suivi de son « On se lève et on se casse » aux césars théorisé par une autre lesbienne, Virginie Despentes.

En attendant ce livre, on peut suivre Alice Coffin dans une vidéo de la série "Femmeuses en ville" parler de sa place dans l’espace public et des formes d’activisme de la Barbe.

 


https://vimeopro.com/jhoepffner/femmeuses-en-ville/video/180876303

 


Naissances lesbiennes

[autre proposition autour de la journée du 26 avril]

 

L’association Osez le féminisme publiera en juin (et non en avril, comme prévu) un livre de 25 témoignages.Pour cela l’association avait lancé une campagne de financement qui a dépassé largement le montant fixé.

Naissances lesbiennes a été pensé comme une ressource féministe. « On a construit le livre comme un livre associatif, explique Morgane Diebold. Il y a une préface, un avant-propos qui explique la genèse du projet, met en perspective nos témoignages, et donnera des éléments de contexte, notamment au travers de l’étude Se dire lesbienne de Natacha Chetcuti. À la fin il y a une bibliographie pour diriger vers d’autres lectures, comme La Contrainte à l’hétérosexualité d’Adrienne Rich. » Plus de 2 000 exemplaires pourront être édités et diffusés dans des structures qui accueillent des femmes, des bibliothèques etc…

 

 




The Force of Non-Violence de Judith Butler

[à paraître prochainement]

 

Judith Butler, autrice de “Troubles dans le genre”, écrit en 1990 et publié en France en 2006, sort aux Etats-Unis « The Force of Non-Violence ».

Elle a accordé une interview exclusive à Libération.

Elle y raconte pourquoi elle est devenue non binaire. Son livre paraîtra à l’automne en France chez Fayard

 

Quelques lignes : « Dans mon nouveau livre, The Force of Non-Violence, j’affirme que nous avons besoin de renforcer les liens sociaux et de concevoir notre appartenance à la société comme une forme d’interdépendance. Je m’oppose aux manières nationalistes et xénophobes de renforcer le lien social, pour me demander au contraire de quelles obligations nous sommes redevables aux êtres que nous ne connaissons pas, aux demandeurs d’asile, aux sans-papiers, à celles et ceux qui tentent d’échapper à une vie de dénuement, de précarité. Si nous voulons garantir aux migrants une existence vivable, il nous faudra comprendre la valeur des obligations sociales à l’ère postnationale – sans pour autant appréhender le problème des retraites et des pensions à l’aune d’un modèle coûts-bénéfices. Ce sont là des biens sociaux, car nous refusons de vivre dans une société qui abandonne certaines franges de sa population à un état de dénuement. »

 

Retrouvez aussi un documentaire d’Arte en 6 parties « Judith Butler, philosophe en tout genre »


otras imagenes

PNG - 233.9 ko
480 x 277 píxels