Médiathèque de Bagnolet
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Emmanuelle Bastien, l’interview
jeudi, 30 novembre 2017
/ Jeunesse /

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Autrice-illustratrice de "J’aime", Emmanuelle Bastien vient rencontrer le comité de lecture pour la petite-enfance Pom Pom Pom vendredi 1er décembre pour parler de sa démarche de création et présenter ses ateliers pour enfants.

 

A cette occasion, nous vous invitons à lire son interview en document-joint ci-dessous. Et à découvrir son bureau, c’est toujours très inspirant. Alors, à vos ciseaux !

 

Pour en savoir plus, son site : http://emmanuellebastien.ultra-book.com

 

Comment êtes-vous devenu auteur / illustrateur ? Tard, par un chemin sinueux. Parce que les images des livres vivent en bandes et qu’elles côtoient les mots. Parce que c’est le lecteur qui tournent (ou non) les pages. Parce que dans mon école il y avait un atelier de typographie au plomb.

 

Pourquoi avez-vous fait le choix de vous adresser au jeune public ? Mes histoires se construisent et se transmettent surtout par les images. Je suis passionnée par l’album, la façon dont les histoires s’y déroulent, le rapport entre l’image et le texte. Et par-dessus tout, j’aime la liberté et l’imaginaire des enfants.

 

 

Y-a-t-il un livre qui vous a marqué lorsque vous étiez enfant ? Je pense à Tomi Ungerer : Les trois Brigands et La grosse bête de Monsieur Racine, mais je ne lisais pas tellement quand j’étais enfant.

 

Avez-vous un auteur de référence ? J’ai surtout des livres de référence, mais disons que la rencontre avec ceux de Bruno Munari a été fondatrice.

 

Quelles sont vos sources d’inspirations ? Elles sont surtout visuelles, je regarde. Tout, à un moment donné, peut devenir source d’inspiration : un coin de mur effrité, une lumière, une phrase captée en passant. Le théâtre, le cirque, la danse aussi. Et il y a les albums – anciens et contemporains – sources intarissables de découvertes.

 

Comment naissent et se développent vos projets ? Je pars toujours de l’image. Pour chaque projet, je me façonne un « cadre » lié à la technique employée ou à la forme du livre. Par exemple, une image gravée permet de faire des multiples, ainsi la matrice sera réemployée plusieurs fois et pourra-t-être associée à d’autres où détournée.

 

Je pose, m’impose, un principe – formel ou narratif – où le projet va se développer. Si c’est parfois très contraignant c’est aussi très stimulant. J’aime penser le livre dans son entier, le texte, les images mais aussi le format, la reliure ou le papier, même si en pratique ce n’est pas toujours possible car il y a aussi des contraintes liées à la fabrication ou à la commercialisation des livres.

 

Un souhait à réaliser et/ ou une envie de collaboration ? Un projet de livre tactile pour déficients visuels avec Les doigts qui rêvent que j’aimerai beaucoup voir aboutir. Il est né de la rencontre avec Katsumi Komagata lors d’un workshop aux Arts Décoratifs de Paris (EnsAD) en 2012.

 

Pouvez-vous nous dire un mot de vos projets en cours ? Il y a un nouveau projet d’imagier (sans image imprimée, à la manière de J’aime) pour le plaisir ludique de la manipulation. Deux albums avec du texte sont en chantier mais peinent à trouver un point final. Lorsque les histoires ne prennent pas forme, faire un imagier offre une grande liberté.