Médiathèque de Bagnolet
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Pause-ciné #14. L’Amertume du chocolat, de Lucie Chauffour
Mercredi 08 mars à 12h30
vendredi, 10 février 2017
/ Documentaire /

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Un mercredi tous les 15 jours, venez découvrir les courts ou moyens-métrages projetés pendant la pause-déjeuner à la Médiathèque. Sandwichs bienvenus.

Avec l’Aide au film court en Seine-Saint-Denis de Cinémas 93 et la plateforme VOD "Les Yeux doc".

 

L’Amertume du chocolat, Lucie Chauffour, 2007, 13’

Une jeune mère, deux enfants, moments d’une journée en banlieue parisienne.

 

Note d’intention de l’auteur

Chaque histoire est construite autour d’un personnage différent qui chaque fois questionne le mal-être que provoque chez lui l’inadéquation entre son désir et son quotidien. Certains tentent une échappée. Tous ont un lien avec le chocolat.

Une critique de François Bonenfant, dans Bref, le magazine du court-métrage,n°85 -nov-déc 2008

Le film tourné en noir et blanc, a été conçu pour accompagner l’album de bande dessinées qui regroupe les 4 histoires susmentionnées, il en est une nouvelle déclinaison. Il s’agit cette fois de l’histoire d’une jeune mère et ses deux enfants, Thierry et Marie, que l’on accompagne le temps d’une journée en banlieue parisienne. Sur le plan formel il s’agit de trouver une esthétique proche des films néo réalistes italiens et d’apporter sur le plan sonore une modernité qui passe par le montage son et la musique. L’Amertume du chocolat est un film qui se trouve sans cesse au bord de l’inondation, effective et abstraite, et qui maîtrise d’une manière perverse l’accident, au sens où l’attente du spectateur est sans cesse déjouée et ajournée face à cette mère, entièrement dans l’affect, et à deux doigts de la crise de nerfs, figure d’amour et de désordre, dans un déni constant d’elle-même. Personnage héroïque également qui dynamite le rôle qu’elle est censée jouer, en étant tout à la fois mère, amante, ou dangereuse pietà. Renforçant l’effet d’inquiétante étrangeté, mes paroles prononcées paraissent venir de loin, à l’image du noir et blanc granuleux de la photographie. Ce sont des mots à peine dialogués, parfois inaudibles et qui ressemblent plutôt à ceux d’un monologue hyperréaliste. Ils participent au sentiment d’un film qui se recroqueville sur lui-même et qui ausculte un épisode violemment dépressif, clos par l’espace domestique. L’Amertume du chocolat, par la précision d’un montage incisif et l’ouverture maximale aux interprétations (avons-nous bien vu ce que nous avons vu ?), laisse en bouche un goût persistant.

 

Sélections et distinctions

Festival du film de Vendôme, 2008. Compétition française.
Rencontres du cinéma français, Pau, 2008.
Festival Côté court en Seine-Saint-Denis/ Pantin, 2008. Section Panorama.
Programmation ACID, Cannes 2008
Festival de cinéma de Alcala de Henares (Alcine), Espagne, 2009
Festival international de court-métrage de São Paulo, Brésil, 2009
Festival des Nations D’Ebensee, Autriche, 2009
Festival international du cinéma indépendant, IndieLisboa, Portugal, 2009

 

L’Amertume du chocolat de Lucile Chaufour from CINEMAS93 on Vimeo.


Précédé de

La Femme du lac, Mathilde Philippon-Aginski, 2010, 15’

Une femme, au bord d’un lac de montagne, vit seule. Elle comble son isolement par une relation particulière avec l’eau et la nature. Très beau film d’animation.

La Femme Du Lac from cinq2trois on Vimeo.