Dans l'atelier de... est l'occasion de faire plus ample connaissance avec un.e auteur.e. Aujourd'hui, nous allons à la rencontre de Caroline Solé.

 

Comment êtes-vous devenue autrice ?

J’écris depuis l’adolescence. Je tenais un journal intime, puis j’ai eu envie de raconter des histoires plus trépidantes que la mienne. J’ai donc commencé à écrire des nouvelles de fiction et j’ai eu beaucoup de plaisir à me plonger ainsi dans mon imaginaire. J’ai alors essayé d’écrire des romans. J’ai envoyé un manuscrit à Geneviève Brisac, qui était à l'époque éditrice à l'école des loisirs, et c’est ainsi que mon premier roman, La pyramide des besoins humains, a été publié en 2015.

Pourquoi avez-vous fait le choix de vous adresser au jeune public ?

Au départ, je ne savais pas qu'il existait des collections spécifiques pour les adolescents. C'est la thématique de l'adolescence qui m'intéressait, plus qu’écrire pour un public ado. C’est dans un deuxième temps, quand j’ai commencé à rencontrer des jeunes lectrices et lecteurs que j'ai été très touchée par ce public. C’est l’âge des premières fois, des lectures qui marquent. Et aussi, le moment où beaucoup décrochent de la lecture… J’aime ce défi d’essayer de les embarquer dans une intrigue littéraire. 

Y a-t-il un livre qui vous a marqué lorsque vous étiez enfant ?

J’ai beaucoup lu un album qui reprenait une dizaine de contes classiques, des frères Grimm, de Perrault… J’étais à la fois inquiète et rassurée en le lisant, comme c'est souvent le cas avec les contes qui mettent en scène nos peurs tout en apportant des solutions. J’ai gardé de ces premiers plaisirs de lecture le goût des histoires riches en symboles et en émotions.

Avez-vous un auteur de référence ? 

J’ai quelques livres fétiches comme Moby Dick de Melville, La conjuration des imbéciles de John Kennedy Toole, Une vie de Maupassant, Bonjour Tristesse de Françoise Sagan, L’attrape-cœur de Salinger…

Quelles sont vos sources d'inspirations ?

Je suis tout autant inspirée par des œuvres artistiques (livres, films, expositions, documentaires sur des artistes) que par des scènes du quotidien : un regard, une expression, une façon de parler peuvent me donner des idées pour mes personnages.

Comment naissent et se développent vos projets ?

Cela part toujours d’une émotion. Je me mets dans la peau du personnage en cherchant d’abord son ressenti, puis ses pensées. Je ne fais jamais de plan lors du premier jet, c’est l’écriture qui me guide. J’aime écrire à l’instinct.

Un souhait à réaliser et/ ou une envie de collaboration ?

J’espère publier un roman de littérature générale. D’autres formes d’écriture me tentent aussi, comme des chansons et un scénario de film ou de série.

Pouvez-vous nous dire un mot de vos projets en cours ?

Je collabore pour la troisième fois avec l’illustratrice Gaya Wisniewski (après Akita et les grizzlys et Thao et le Hamö secret). Notre livre sera publié dans la collection Moucheron de l’école des Loisirs en 2022. Je réfléchis à un prochain roman sur l’adolescence. Je me suis beaucoup livrée dans mon dernier livre D’après mon adolescence (Albin Michel) et je cherche un nouvel angle pour aborder cette période de la vie. J’écris également un livre de littérature générale.

On est un peu curieux, acceptez –vous de nous montrer votre bureau ?  Une petite photo ?

Je préfère travailler dans un décor dépouillé : murs blancs et bureau sans objets. J’ai besoin de vide pour créer !

 

 

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 Vous pouvez retrouver le portrait de lectrice de l'autrice sur le blog Jeune et je lis

ansi que la critique d'après mon adolescence : journal intime