le 23 mai 2015

"Zombie Ball" de Paolo Bacigalupi

GREEN GUERILLA !

« SOLUTIONS BOVINES MILROW - L’EXCELLENCE DE LA MODERNITÉ POUR UNE QUALITÉ TOUTE NATURELLE »

 

C’était là que commençait vraiment l’apocalypse zombie. Camion après camion livrant de la viande zombifiée à tous les supermarchés et tous les fast-foods du cœur de l’Amérique. L’épicentre de la fin du monde comme l’avait dit Joe.

Si les Américains mangent x kilos de bœufs chaque semaine, qu’il faut m vaches pour en produire suffisamment, et si Milrow nourrit sept Etats d’une population…

Ça faisait vraiment beaucoup de zombies. »

 

Ainsi raisonne, caché derrière un hachoir, le jeune Rabinadrath Chatterjee-Jones, alias Rabi, douze ans, adepte des statistiques en tous genres. A ses côtés, Miguel, jeune mexicain « courageux à la folie », seul au monde depuis que le directeur de l’abattoir a fait expulser sa famille sans-papiers ; et Joe, un fan de Comics qui n’a peur de rien et se coupe lui-même les cheveux à la tondeuse.

 

 Pour sauver les Etats-Unis, ils devront infiltrer les abattoirs nauséabonds, décimer une armée de zombies à l’aide de battes de base-ball, conduire un pick-up, apprendre à se passer des adultes, et surtout, rester furtifs…

 

Figure majeure de la science-fiction américaine et militant écologiste, Paolo Bacigalupi signe son premier roman pour la jeunesse. Avec « Zombie Ball », il met son thème de prédilection (« Des grosses multinationales agroalimentaires utilisent la biotechnologie pour inventer des aliments, engranger du profit (..) et s’assurent que le public soit dupé sur la nocivité des produits qu’ils vendent. »…) à la portée des lecteurs à partir de 10 ans. « La science-fiction, ce sont des verres non pas pour regarder le futur, mais le présent ». Il s’inspire ainsi d’une épidémie réelle qui touche, en 1996, bovins puis êtres humains suite à l’utilisation de farines animales dans l’alimentation des troupeaux (« la crise de la vache folle »). 

 

A la lecture de « Zombie Ball », on rit, on tremble, car la forme est drôle, dynamique, riche en rebondissements. On réfléchit, aussi, et on s’indigne, car le fond est grave. Rabi, Miguel et Joe n’affrontent pas que des morts-vivants. Aussi coriaces seront le racisme, la politique d’immigration des Etats-Unis, les groupes industriels qui défendent leurs propres intérêts aux dépens des individus. Ces adolescents décalés et attachants n’ont ni héros ni super pouvoirs à leur disposition, alors il reste le courage et la solidarité, dans un monde où les adultes sont absents, bornés, impuissants à changer les choses ou carrément sans foi ni loi. « Les liens du sang ne sont pas les plus importants, mais les relations que l’on crée ». Et l’éthique que l’on se construit…

 

traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Sara Doke Au Diable Vauvert, 2014 A partir de 10 ans Cote : JR BACI

 

Vous pouvez découvrir aussi à la médiathèque (cliquez ici pour vérifier leur disponibilité) :

 

Les autres romans de Paolo Bacigalupi en section adulte :

 

- « Ferrailleurs des Mers » (Au Diable vauvert, 2013, cote R BACI)

La série en deux tomes tout public met en scène un jeune ferrailleur tentant de survivre dans une Amérique post-apocalyptique

 

 

 

 

- « La Fille automate » (Au diable Vauvert, 2012, cote : R BACI)

Le premier roman de Paolo Bacigalupi a remporté les prix Hugo, Locus, Campbell et Nebula.

 

 

Pour en savoir plus sur Paolo Bacigalupi :

http://www.lemonde.fr/livres/article/2013/06/05/paolo-bacigalupi-ma-source-d-inspiration-les-journalistes-scientifiques_3424848_3260.html#BwZv2bj1pDvxyRKr.99

 

http://www.20minutes.fr/culture/1162609-20130527-20130527-paolo-bacigalupi-la-science-fiction-verres-non-regarder-futur-present

 


Les thrillers plein d’humour et d’humanité de Carl Hiaasen : pour les amateurs de polar et d’écologie, de 10 à 110 ans.

« Chouette » (Gallimard jeunesse, 2010, cote : JR HIAA ) son premier roman pour la jeunesse, a remporté de nombreux prix dont le prestigieux NewBery Honor.

 

« Roy Eberhardt vient d’arriver en Floride, et il ne s’y plaît pas. C’est tout plat et les brutes du collège y sont aussi stupides qu’ailleurs. Dana Matherson en est un bon exemple. Mais si, dans le bus de l’école, Dana n’avait pas écrasé la tête de Roy contre la vitre, celui-ci n’aurait jamais aperçu cet étrange garçon qui courait pieds nus. Il n’aurait pas pris part à cette affaire bizarre et croisé d’autres habitants inattendus de Floride, alligators, serpents à sonnettes (et à paillettes !), mignonnes petites chouettes menacées, sans oublier quelques individus plutôt exotiques ! La vie en Floride devient enfin excitante... »

 


Retrouver Carl Hiassen sur son site :
http://www.carlhiaasen.com/

 

 


Une écaille d’absurde en plus :

« Jacques, le petit lézard géant » (Dupuis, 2008, cote : BD JAC) est une série de bande dessinée humoristique publiée dans le journal Spirou, scénarisée et dessinée par Libon.

Jacques est un lézard ayant acquis parole et taille humaine, après que l’armée aie jeté un prototype de « micro-bombe atomique » dans un jardin…