le 11 mars 2014

Premiers Chapitres : 12 romans que nous n’avons pas (encore ?)

Une sélection de romans parus au mois de mars 2014 dont vous pouvez parcourir le premier chapitre ! Histoire de vous mettre en appétit !

Premier chapitre, c’est un service numérique proposé par la Médiathèque de Bagnolet aux usagers.

 

Le principe :

 

- Pour les bibliothécaires, découvrir tous les mois une sélection de 50 titres à paraître.

 

- Pour vous lecteurs : la possibilité de lire directement en streaming le premier chapitre de romans sélectionnés parmi les nouveautés du mois...

 

Pour cette fois, parcourez une sélection de romans inédits à la Médiathèque ! Pour lire le, premier chapitre, cliquez sur la couverture du livre !

 

A vos tablettes et smartphones (ou ordinateurs !) et bonnes découvertes !

 

- Le testament du Magicien Ténor, de César Aira

 

À l’article de la mort, dans la grande demeure délabrée où il réside en Suisse, le Magicien Ténor convoque le président Hoffmann pour lui remettre son testament. Il fait de Bouddha l’Éternel son unique bénéficiaire. Mais quelle est la nature exacte de cet héritage ? Quel intérêt la société Brain Force trouve-t-elle à soutenir financièrement ce Bouddha, ruiné et retiré dans une vallée reculée de l’Inde ? Jean Ball, l’assistant d’Hoffmann, va-t-il découvrir un mystérieux secret en traversant l’océan pour remettre à Bouddha l’enveloppe que le Magicien Ténor lui a destinée ?

 

 

- Solo, une nouvelle aventure de James Bond, de William Boyd

 

1969. Espion chevronné, membre surdoué des services secrets de Sa Majesté, James Bond célèbre ses quarante-cinq ans avec une mission peu ordinaire : mettre un terme à la guerre civile qui déchire le Zanzarim, petit pays d’Afrique occidentale. Aidé par la ravissante Grâce mais piégé par les forces rebelles, il est grièvement blessé. Dès lors, il ignore les ordres de M, son énigmatique patron. Poussé par un désir téméraire de vengeance, il s’engage en solitaire dans une folle aventure, qui l’emmène à Washington. Il y découvre un réseau d’intrigues géopolitiques et devient le témoin d’autres atrocités. 007 tient sa revanche. Mais aura-t-il vraiment raison de son ennemi, l’homme aux deux visages ?

 

 

- L’homme à débattre, de Ilan Duran Cohen

 

En épousant la fille du tout-puissant patron de l’usine de carrelage locale, convoitée depuis la maternelle, Clément a réussi sa vie au-delà de ses espérances : il a sécurisé sa "zone de confort", s’est mis à l’abri du mauvais goût, du besoin matériel et de la médiocrité ambiante. Mais un tragique accident de voiture, qui laisse sa jeune épouse dans un état critique, menace cet équilibre douillet et met au jour la sombre mécanique des interdépendances. L’avenir se trouble et la géographie familiale vacille. Entre lutte et complexe de classes, une comédie mordante qui explore le règne de la peur sur l’ultralibérale solitude de nos contemporains.

 

 

- Les plus belles mains de Delhi, de Mikael Bergstrand

 

Göran Borg, la cinquantaine, divorcé, vient de se faire virer. Son ami Erik lui propose de changer d’air et de quitter un temps son Malmö gris et pluvieux pour le suivre dans le voyage organisé qu’il anime en Inde : « L’Inde incroyable ! » Là-bas, il découvre un autre monde. La foule, le bruit, la cuisine épicée, le taux de change de la couronne suédoise : un vrai choc ! Rien de tel pour se remettre qu’une séance de manucure, surtout lorsqu’on tombe sous le charme de Preeti. De petits mensonges en prise de conscience politique, Göran mue. Les voyages forment la jeunesse, ou comment un éternel adolescent se construit une toute nouvelle vie.

 

 

- Murmurer à l’oreille des femmes, de Douglas Kennedy

 

L’amour et la solitude, la possibilité de changer de vie, le hasard des rencontres, les choix qui s’offrent à nous, l’art de la fuite... et les femmes. Douglas Kennedy explore encore plus avant ses obsessions pour nous livrer une variation en douze mouvements.

 

 

- Un vent de cendres, de Sandrine Collette

 

Un frère et une sœur, parfois, c’est plus fort que tout. Alors quand Malo disparaît, Camille a la certitude qu’un malheur est arrivé. Ce matin, dans le dortoir des vendangeurs, Malo n’est plus là. Bien sûr, tous les copains disent à Camille que son frère en a eu marre des vendanges, que c’est trop dur, qu’il a dû filer avec cette jolie brune rencontrée la veille et qu’il réapparaîtra dans quelques jours, un peu confus. Mais Camille n’y croit pas. Malo, c’est son grand frère, son point d’ancrage, celui qui lui a permis de traverser la tête haute leur enfance chahutée. Il ne serait jamais parti en la laissant dans ce petit domaine champenois, courbée sur les vignes, brûlée par le soleil, heureuse jusque-là de partager ce moment avec lui… Camille sait, elle sent qu’il s’est passé quelque chose. Personne ne l’écoute. Sauf peut-être le maître de maison, cet original qui se tient à l’écart de tous, muré dans le silence depuis dix ans. Mais lui demander de l’aide, c’est aussi accepter d’entrer dans son univers, où les seules règles sont celles qu’il établit au gré de ses élans et de sa fureur. Camille prendra-t-elle ce risque pour retrouver son frère ? Et surtout, a-t-elle une chance de les sauver tous les deux, Malo et elle, ou le piège est-il déjà refermé ?

 

 

- Le collier rouge, de Jean-Christophe Rufin

 

Dans une petite ville du Berry, écrasée par la chaleur de l’été, en 1919, un héros de la guerre est retenu prisonnier au fond d’une caserne déserte. Devant la porte, son chien tout cabossé aboie jour et nuit. Non loin de là, dans la campagne, une jeune femme usée par le travail de la terre, trop instruite cependant pour être une simple paysanne, attend et espère. Le juge qui arrive pour démêler cette affaire est un aristocrate dont la guerre a fait vaciller les principes. Trois personnages et, au milieu d’eux, un chien, qui détient la clef du drame... Plein de poésie et de vie, ce court récit, d’une fulgurante simplicité, est aussi un grand roman sur la fidélité. Etre loyal à ses amis, se battre pour ceux qu’on aime, est une qualité que nous partageons avec les bêtes. Le propre de l’être humain n’est-il pas d’aller au-delà et de pouvoir aussi reconnaître le frère en celui qui vous combat ?

 

 

- Théorie générale de l’oubli, de José Eduardo Agualusa

 

Luanda, 1975. À la veille de l’Indépendance, Ludovica, agoraphobe et terrorisée par l’évolution des événements, se retranche dans son appartement en construisant un mur qui en dissimule la porte et la met à l’abri du reste du monde. Ayant transformé sa terrasse en potager elle va vivre là presque trente ans, coupée de tout, avec son chien Fantôme et un cadavre. Ludo a vraiment existé et mené la vie que raconte le roman. En entrelaçant cette histoire avec les aventures tumultueuses des autres personnages, voisins ou entraperçus dans la rue, tous plus ou moins impliqués dans le marasme de la guerre civile, Agualusa souligne avec une ironie subtile les extraordinaires coïncidences de la vie et crée un roman brillant et enchanteur.

 

 

- Papa Sartre, de Ali Bader

 

Bagdad, tournant du millénaire. Un écrivain besogneux est chargé par deux individus assez louches d’écrire la biographie d’un certain Abdel-Rahman Shawkat. La tâche s’annonce d’autant plus ardue que ce dernier, porte-parole autoproclamé de l’existentialisme sartrien dans l’Irak des années 1960, n’a laissé aucun écrit, préférant exercer dans les cafés et les cabarets. A mesure que le biographe progresse dans son enquête et retrace le parcours tortueux de cet épigone irakien de Sartre, nombre de questions se font jour quant aux motivations profondes de ses commanditaires et aux circonstances de la mort du pseudo-philosophe. Ali Bader dresse un tableau truculent de la société bagdadienne entre les années 1950-1960 et la fin du siècle, une fresque dans laquelle se croisent aristocrates, marginaux, marchands, danseuses de cabaret, militants trotskistes, travailleurs journaliers, ministres et intellectuels de troisième zone... Papa Sartre est à la fois une biographie fictive délirante, un roman d’enquête aux accents postmodernes et une satire des milieux intellectuels irakiens et arabes. Un récit énergique, à la fois drôle et déroutant, qui met les pieds dans le plat en abordant les délicates questions de l’identité, du savoir et du pouvoir.

 

 

- Les bonnes gens, de Laird Hunt

 

Au soir de sa vie, Ginny, une vieille femme blanche, conte les terribles événements qui se produisirent, avant la guerre civile, dans la ferme isolée du Kentucky où, à peine sortie de l’adolescence, elle vécut avec son mari, Linus Lancaster, individu plus enclin à la bienveillance vis-à-vis de ses porcs voraces qu’envers ses esclaves noirs. Dès lors que, prenant prétexte d’une hypothétique stérilité de sa femme, Linus se met à abuser sexuellement de Cleome et Zinnia, les deux domestiques noires qui forment sa seule compagnie, l’épouse délaissée, rongée par la jalousie, entreprend de rivaliser avec sa sinistre moitié en matière d’atrocités racistes. Jusqu’à cette aube glaciale où, quelqu’un ayant enfin osé mettre sauvagement un terme aux jours du tyran, la jeune veuve comprend que ses deux esclaves vont, à leur tour, imposer à leur maîtresse déchue et haïe une ordalie d’une cauchemardesque cruauté. Dans ce roman d’une intensité rare, narré à plusieurs voix, Laird Hunt convoque sur un mode hallucinatoire l’une des périodes les plus sombres de l’histoire des États-Unis en érigeant, sur la scène même de toutes les amnésies, une stèle où se donne à lire la partition sans fin de la redoutable réversibilité du Mal.

 

 

- La fille de mon meilleur ami, de Yves Ravey

 

Avant de mourir à l’hôpital militaire de Montauban, Louis m’a révélé l’existence de sa fille Mathilde dont il avait perdu la trace. Il savait seulement qu’elle avait passé des années en asile psychiatrique et qu’on lui avait retiré la garde de son enfant. Il m’a alors demandé de la retrouver. Et j’ai promis. Sans illusion. Mais j’ai promis. Et c’est bien par elle que tout a commencé.

 

 

- Moxyland, de Lauren Beukes

 

Le Cap, dans un futur proche. Au sein de la société ultra technologique qu’est Moxyland, le monde virtuel a pris le pas sur le réel. Le téléphone portable, qui contient systématiquement les données personnelles de chaque citoyen, est un passeport obligatoire, sinon vital. Par ce biais que le contrôle de l’individu est devenu l’apanage de puissants groupes économiques pour lesquels la police sert de bras armé. L’apartheid, jadis axé sur la ségrégation raciale, a déplacé sa ligne de partage. Seuls ceux qui appartiennent au monde omnipotent de l’entreprise et se soumettent à ses règles ont leur place dans la société, les autres en sont exclus.

Parmi eux se trouvent Kendra, une étudiante en photographie, et Lerato, une programmatrice. Aspirant à plus de liberté tout en faisant quelques compromis, elles flirtent avec les limites. Leur leitmotiv : s’intégrer pour mieux détruire l’édifice de l’intérieur. Pour Toby, un jeune DJ, et Tendeka, activiste notoire, l’engagement dans la rébellion ne peut se faire que dans des actions coup de poings. Prêts à tout sacrifier pour atteindre leurs idéaux, ils se lancent dans une lutte sans merci contre la SAPS, la police Sud Africaine. Mais cette dernière a développé de nouvelles armes d’une rare violence. L’affrontement est inévitable, l’issue du combat, elle, sera forcément fatale. Le compte à rebours a déjà commencé...