le 16 avril 2013

"On dirait qu’on était..." Vêtements, costume d’enfant

Une exposition du 16/04 au 04/05/2013

Après avoir mis à l’honneur les textes de théâtre avec la Cie Pour Ainsi Dire, l’oralité prend le devant de la scène avec le festival Tout Bagnolet Raconte. Entre la littérature de jeunesse et les arts de la scène, il n’y a qu’un pas, celui qu’on fait en entrant dans son costume ! Le costume, c’est donc le thème central de cette exposition multiforme disséminée dans tous les coins et recoins de la Médiathèque, et ce pour une durée limitée !! A ne pas rater donc !

Comme des acteurs, les personnages de Rémy Charlip, Maurice Sendak ou Anaïs Vaugelade empruntent à la garde-robe de l’adulte et plongent allègrement dans le plaisir du jeu et du déguisement. Les mythiques vêtements d’époque trouvés dans le grenier sortiront de leur malle afin que chacun y trouve son rôle. Chez Ilya Green et Emmanuelle Houdart, le vêtement, véritable langage graphique, parle de celui qui le porte, écoutons ce qu’il a à nous dire....

Un costume de scène

Pour mettre en scène L’Hiver, quatre chiens mordent mes pieds et mes mains de Philippe Dorin, Sylviane Fortuny conçoit une manière hors-norme de matérialiser le temps qui passe, évoquant l’univers pictural de Cy Twombly.

A l’arrivée du printemps, l’homme sur scène peint la jupe de sa femme, créant à la fois le décor et le costume, trace unique de l’éphémère représentation. Forts d’une collection de jupes au nombre grandissant, Philippe Dorin et Sylviane Fortuny ont créé un spectacle qui trouve son origine dans cette accumulation de vêtements. Abeilles, habillez-moi de vous est un texte qui aborde la pudeur et la nudité.

Barnhominum

Des costumes de Saltimbanques (Ed. Thierry Magnier, 2011), une garde-robe qui touche à l’intime et met à jour l’état intérieur des personnages.

Venez retrouver une partie de l’exposition Barhnominum imaginée par Emmanuelle Houdart, scénographiée par Olivier Douzou, réalisée et produite par le Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis avec le soutien du Conseil Général de Seine-Saint-Denis et de la Mairie de Paris.

Les petites robes d’Ilya Green

Tout droit sortis des histoires d’Olga, Sophie et Cie, voici des vêtements de filles qui ont du caractère. Pour costumer le pouvoir, Ilya Green fait du simple Tee-shirt l’attribut même du pouvoir, conférant ainsi à celui qui le porte la reconnaissance sociale de son statut.

Une manière subtile d’interroger les plus jeunes sur le libre arbitre, la pression sociale et, plus largement dans ses autres ouvrages, comment devenir citoyen et vivre ensemble. Une exposition conçue par les bibliothèques municipales de Sevran dans le cadre du Festival des Rêveurs Éveillés 2012.

Un camaïeu de rouge et sa sélection d’images

Cette couleur tape à l’œil se fait remarquer par sa présence exubérante dans la littérature de jeunesse, réminiscence du Petit Chaperon Rouge ou simple manière de se faire remarquer ?

Des films en consultation

Où les enfants se mettent en scène, où les grands conversent sur Don Juan et sa passion pour le vêtement.

Dans les coulisses des personnages

Et maintenant à vous, chers enfants, d’entrer dans la salle des vêtements d’autrefois, un véritable espace d’essayage à destination des vrais enfants, inspiré par les albums de Maurice Sendak (Rosie) et Remy Charlip (Déguisons-nous). Sans oublier Grande Flore, notre Rosie d’aujourd’hui, hommage de Anaïs Vaugelade à Sendak.

Des ateliers

Des lectures et des jeux autour du vêtement. L’appareil photo est indispensable car un personnage mémorable pourrait bien sortir tout droit de l’imaginaire de votre jeune créateur ! Mercredi 24 avril et samedi 27 avril à 15h. Réservation conseillée. A partir de 8 ans.

A la scène comme à la ville, le vêtement est bien porteur de sens. Rappelons simplement les quelques mots de Roland Barthes, peut-être pour se donner raison, peut-être pour faire chic, avant de venir se vêtir, ou juste observer et se laisser absorber par ses personnages que le costume perce au grand jour.

"Les théâtres forts, populaires, civiques, ont toujours utilisé un code vestimentaire précis, ils ont largement pratiqué ce que l’on pourrait appeler une politique du signe : je rappellerai seulement que chez les Grecs, le masque et la couleur des parements affichaient à l’avance la condition sociale ou sentimentale du personnage ; que sur le parvis médiéval et sur la scène élizabéthaine, les couleurs des costumes, dans certains cas, symboliques, permettaient une lecture diacritique en quelque sorte, de l’état des acteurs ; et qu’enfin la commedia dell’arte, chaque type psychologique possédait en propre son vêtement conventionnel." in Essais critiques. Les maladies du costume de théâtre. ( Extraits.) Roland Barthes.

Et maintenant, en piste, en scène ou plutôt en coulisse !