
Le Marché de la poésie se tiendra bel et bien du 17 au 20 juin 2010
Les petites cabanes vertes serrées sous l’église Saint-Sulpice seront là.
Chaque année, comme un défi, le Marché de la Poésie ne rapporte quasiment rien aux poètes, aux éditeurs encore moins aux places boursières.
C’est un marché non rentable pour des livres au potentiel de vente très très faible : qu’on se le dise !
En arpentant les courtes allées on découvre la richesse de la production éditoriale de langue française, l’extrême diversité des écritures, des formats, des styles, l’importance de la traduction. On peut rencontrer les poètes les éditeurs, sans chichis, pas besoin de carton d’invitation, lectures et musiques au programme.

On y découvre une multitude de maisons d’édition dynamiques, installées pour la plupart dans les régions autres que Paris
le Bleu du ciel, dans la région bordelaise
Cadex, dans le Gard
Argol , la bretonne
et tant d’autres….
écoutez cet entretien avec l’éditeur de L’Amourier
Si les livres dits « de poésie » ne sont pas aussi gros que les formats best-sellers empilés sur les gondoles commerciales, quelques pages suffisent parfois à tenir une année de lecture renouvelée.
Sur la place Saint-Sulpice, les cabanes résistent..
à l’écoute
Antoine Emaz est né en 1955. Il vit à Angers où il enseigne en collège. Il est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages. Outre ses œuvres poétiques, il a publié des études littéraires et critiques, des textes et poèmes dans de nombreuses revues ainsi que plusieurs livres d’artistes et un essai sur André du Bouchet. Il a principalement publié aux Editions Tarabuste, Fourbis, Deyrolle, Le Dé bleu, Théodore Balmoral… Une anthologie intitulée Caisse claire a été éditée en poche aux Éditions du Seuil (points-poésie) ; ce volume réunit les poèmes parus entre 1990 et 1997. L’éditeur le présente ainsi : « sa poésie, parfois d’une extrême concision, tend vers le plus de justesse possible, au ras du réel. De courts textes en vers libres alternent avec des paragraphes brefs, justifiés, comme des blocs denses. Ici les mots sont des « grains de sable », édifices dérisoires qui sculptent le vide, le temps, le non-sens. Un auteur essentiel de la poésie française contemporaine ».Artpoint




