le 12 août 2015

La cinéaste Solveig Anspach, auteure de « Haut les cœurs ! » et « Lulu femme nue », est morte

La Franco-Islandaise, auteure de « Haut les cœurs » et de « Lulu, femme nue », a succombé à une récidive du cancer à 54 ans.

Cette même maladie, Solveig Anspach en avait fait le sujet de sa première fiction, « Haut les cœurs ! ». (1999).

Plutôt que de filmer sa maladie, elle décide d’en faire une fiction. Pour que ce film soit « beaucoup plus que mon histoire, parce que, si celle-ci n’a rien d’exceptionnel, elle concerne malheureusement beaucoup de monde. Et, à cette époque-là, on n’en parlait pas assez », expliquait-elle récemment.

Le film avait rencontré un succès public inattendu avant de collectionner les nominations aux Césars et d’en rapporter un à son interprète principale, Karin Viard.

Quelques scènes avaient été tournées dans les locaux du Centre Municipal de Santé de Bagnolet.

En janvier 2014, elle retrouvait Karin Viard pour « Lulu femme nue » touchant portrait d’une mère au foyer mal dans ses baskets qui fait tout pour changer de vie, d’après la bande dessinée de Etienne Davodeau (disponible à la Médiathèque). Le film attira 500 000 spectateurs en salles.

 

Après le sombre « Stormy Weather » (2003), tourné en Islande, elle entame sa « trilogie fauchée » dont les deux premiers volets ont pour titre « Back Soon » (2007) et « Queen of Montreuil » (2012) réalisé sur le quartier des Coutures de Montreuil et ont en commun une impressionnante actrice islandaise, Didda Jonsdottir, qui serait comme l’incarnation exubérante du principe vital de la cinéaste.

 

 

 

Ces derniers jours, Solveig Anspach travaillait encore au montage du dernier film de ce triptyque, « L’Effet aquatique », dans lequel on retrouvera, outre Didda Jónsdóttir, Florence Loiret-Caille et Samir Guesmi. Ce film sortira en 2016.

 

 

 

 

 

Outre tous les films précédemment cités et qui sont disponibles dans le fonds des films de fiction à la côte V ANSP, vous pourrez également découvrir ou redécouvrir son documentaire « Barbara, tu n’es pas coupable » (1997) sur les confidences de quelques consommateurs assidus des romans-photos de "Nous deux", à la côte 028.9 ANS.