le 12 février 2015

Focus livres de photographie

Trois grands noms de la photographie, trois regards photographiques

Hans Eijkelboom, de la photographie conceptuelle à la représentation de la foule

 

Hommes du XXIè siècle/ Hans Eijkelboom. Phaïdon, 2014. (779.092 EIJ)

 

Le photographe danois est fasciné par la mode ordinaire, banale. Il photographie des personnes dans la rue. A la manière de Perec, il organise ensuite ses images en se donnant des contraintes : un vêtement, une couleur, un comportement…

Ce livre présente une sélection de milliers de clichés qui offre une vision singulière des hommes du XXIe siècle. A travers ces sortes d’anti-photographies de mode, prises dans la rue, l’artiste explore le culte du moi. Il s’intéresse aux notions d’identité et d’image de soi.

Le résultat est tout à la fois fascinant et troublant. 

Il a exposé récemment à Paris. Le journal Libération titrait : « Hans Eijkelboom, un tribut à l’individu »,

et le Monde, « Les tribus des rues de Hans Eijkelboom »

 

Raymond Depardon, la photographie documentaire

 

Berlin, fragments d’une histoire allemande/ Raymond Depardon. Seuil, 2014. (779.092 DEP)

 

Raymond Depardon, photographe et documentariste, a réalisé dix-huit longs métrages et publié quarante-sept livres.

Il a photographié Berlin pendant 50 ans. A l’occasion du 25ème anniversaire de la Chute du Mur, il nous présente 300 photographies qui retracent l’histoire de cette ville de 1961 à nos jours : la construction et la chute du Mur, les visites de Robert Kennedy et de la reine Elisabeth, le congrès Tunis en 1978 avec l’extrême-gauche. Autant de visites officielles, manifestations ou instantanés du quotidien qui livrent une histoire personnelle de Berlin.

Depardon a choisi le noir et blanc et un format plutôt à l’italienne en 30 cm sur 23 cm.

 

 Il commente pour « L’Obs » quelques clichés de la chute du Mur, le 9 novembre 1989,

 

et donne une interview pour Arte .

 

 

Lucien Clergue, de l’autobiographie à l’abstraction 

 

Les Clergue d’Arles : photographies de Lucien Clergue et collections du Musée Réattu. Gallimard, 2014. (779.092 CLE)

 

A l’origine du premier département de photographies dans un musée français, à Arles, Lucien Clergue, récemment décédé à 80 ans, avait accumulé depuis 1965 un fonds de plus de 5.000 numéros. Il avait choisi d’offrir au Musée Réattu 360 photographies, héliogravures et documents qui retracent son parcours. Ce catalogue d’exposition compte des images de Lucien Clergue, Jean Dieuzaide, Agnès Varda, Brassaï et bien d’autres.

 

Lucien Clergue propose « un rapport à l’image autobiographique hanté par la mort, la nature et la féminité. Natures mortes, nus jaillissant des flots telles des Aphrodites naissantes, ruines, Gitans, cadavres d’animaux, imposent la singularité d’un oeil qui décline la sensualité aussi bien que l’abstraction graphique d’une nature parfois mystique », écrit Pascale Picard, directrice de Musée Réattu.

 

Lucien Clergue s’est battu toute sa vie pour faire reconnaître la photographie comme un art, créant à Arles, le plus grand festival d’Europe. Chaque été depuis 1970, les Rencontres attirent des milliers d’amateurs, français comme étrangers, autour de dizaines d’expositions.

 

 De nombreux articles ont rendu hommage à Lucien Clergue, décédé en novembre 2014.

 

Retrouvez quelques-uns de ses clichés sur ce site.

 

 A la Médiathèque, vous pouvez aussi emprunter ce DVD :

Lucien Clergue, à la mort, à la vie / réalisé par Elisabeth Aubert Schlumberger en 2008.

 

Il livre les éléments marquants de son enfance et quelques clés sur sa quête artistique. 

 

 

 

Pour découvrir de nouveaux talents, nous vous conseillons également de faire un tour au Cent Quatre où se tient la 5ème édition de «  Circulation(s), le festival de la jeune photographie européenne  »

 

A lire à ce sujet dans Libération .