le 24 février

Festival de littérature Hors Limites 2018 : demandez le programme de Bagnolet !

Du 16 au 31 mars à Bagnolet et dans toute la Seine-Saint-Denis

Depuis sa création le festival HORS LIMITES assume pleinement ses origines ; né en Seine-Saint-Denis pour les lecteurs du 93 et porté par l’association des bibliothèques du département, il valorise depuis toujours une littérature remuante et ambitieuse, complexe et vivante, auprès d’usagers qui ne le sont pas moins.

 

--- LE PROGRAMME COMPLET DU FESTIVAL ---

 

Partenaire du festival, la Médiathèque de Bagnolet vous propose cinq rencontres aux formes diverses :

 

- La mort de Malik Oussekine nous fait violence : rencontre croisée entre les auteurs Didier Castino et Thierry Hesse

 

- La Taille de nos âmes : performance de Julie Nioche, chorégraphe, Gwenaëlle Aubry, auteure, et Sir Alice, compositrice

 

- Elle était à la fois une afrikaner et une africaine : rencontre avec le romancier et poète Nimrod pour son roman « L’enfant n’est pas mort » autour de la poétesse sud-africaine Ingrid Jonker

 

- A la place du cœur et au bord des lèvres : rencontre avec Arnaud Catherine pour ses romans « A la place du cœur » 1 & 2

 

- Tiens ils ont repeint ! 50 ans d’aphorismes urbains de 1968 à nos jours : lecture d’Yves Pagès pour la soirée de clôture du festival

 

Bonnes découvertes !


SAMEDI 31 MARS | 16H00

RENCONTRE

À LA PLACE DU CŒUR ET AU BORD DES LEVRES
ARNAUD CATHRINE
POUR SES ROMANS A LA PLACE DU CŒUR 1 & 2

DANS LE CADRE DU COMITE DE LECTURE ADOS JEUNE ET JE LIS DE LA MEDIATHEQUE

 

 

ARNAUD CATHRINE est cette année l’invité du comité ado de la Médiathèque. Auteur écrivant à la fois pour le jeune public et pour le lectorat adulte, il rassemble toutes les générations.

 

Il se dédie aussi à la musique avec son projet "Frère animal" et au cinéma par sa participation à l’écriture de scénarios, le dernier en date étant "Carré 35" d’Eric Caravaca.

 

Cette rencontre sera l’occasion de parler de ses multiples facettes, et notamment de son roman "A LA PLACE DU CŒUR".

 

Roman pour adolescents et jeunes adultes, découpé en trois « saisons » comme une série télévisée, il dresse le portrait d’une génération qui s’éveille, dans un même temps, à l’amour, au désir et à l’horreur – celle des attentats qui eurent récemment lieu en France.

 

Belle coïncidence, la sortie du troisième tome est prévue au début du mois de mars, juste avant la rencontre.

 

La rencontre sera animée par les MEMBRES DU COMITE ADO et les CLASSES DE 5EME DU COLLÈGE TRAVAIL et de 1ERE L DU LYCÉE EUGENE-HENAFF DE BAGNOLET qui ont travaillé sur l’œuvre d’Arnaud Cathrine.

 


SAMEDI 31 MARS | 19H30

SOIRÉE DE CLÔTURE

TIENS ILS ONT REPEINT !
50 ANS D’APHORISMES URBAINS DE 1968 A NOS JOURS

LECTURE D’YVES PAGES
AVEC LA COMPLICITÉ GRAPHIQUE DE PHILIPPE BRETELLE
Sur réservation

 

 

Lorsqu’un festival s’appelle HORS LIMITES, n’est-ce pas un aveu d’échec que d’organiser une soirée de « clôture » ? Et si, plutôt que de nous mettre au pied du mur, cette question nous invitait à promouvoir une littérature passe-muraille ? À l’instar du poète James Noël, dont « La Migration des murs » avait conclu l’édition 2017 d’Hors limites, YVES PAGES nous propose, pour 2018, de repeindre ces derniers de 50 ans d’aphorismes urbains !

 

« Le partisan du moindre est fort », « L’homme descend du songe », « Dieu existe-t-elle ? », « Une pensée aux familles des vitrines... » : politico-poétiques et philosophico-potache, ces fruits d’une imagination collective – à défaut d’être au pouvoir ! – et partagée anonymement dans l’espace public composent le grand récit fragmentaire de la contestation.

 

De Paris à la place Tahrir, en passant par Lisbonne ou Nantes, l’auteur et directeur des éditions Verticales a inlassablement enrichi la collection de graffitis photographiés commencée par sa mère en 1968. Dans « TIENS ILS ONT REPEINT ! », il se fait ainsi le commentateur drolatique et passionnant des métamorphoses d’un « illégalisme créatif » à l’usage de tous, qui utilise la rue comme caisse de dissonance – la rue où l’on verra d’ailleurs passer de temps à autre, au cours de cette lecture, la silhouette punk d’un certain Bruno Lescot : anti-héros d’« Encore heureux », le dernier roman d’Yves Pagès, et graffitiste émérite du début des années quatre-vingt...

 

Féminisme, écologie, critique de l’aliénation par le travail, déclarations d’amour, citations érudites non sourcées, mots d’esprit ou délires verbaux alcoolisés, échos de mouvements sociaux ou d’errances solitaires : « quand le langage passe à l’acte », ce qui compte c’est d’‘« avoir le premier geste, pas le dernier mot » – et tant que les murs murmurent et que le crépi crépite, le festival littéraire de Seine-Saint-Denis lui non plus ne l’aura pas dit.

 

YVES PAGES travaille aux éditions Verticales depuis 1998, qu’il co-dirige aujourd’hui avec Jeanne Guyon. Auteur d’un essai, d’une pièce de théâtre et d’une dizaine de fictions, il a créé un site de création textuelle & visuelle ainsi qu’un pense-bête de photo-reportages et interventions sur le vif.

Le graphiste PHILIPPE BRETELLE réalise depuis 2000 les couvertures des éditions Verticales, ainsi que l’identité visuelle de plusieurs théâtres (le Centre dramatique national de Sartrouville, de Besançon Franche-Comté, etc.) et du festival Concordan(s)e. Il a par ailleurs travaillé sur des projets de création avec les auteurs Olivia Rosenthal et Yves Pagès.

 


 

Des ventes de livres seront proposées par la librairie Folies d’encre de Montreuil

 


SAMEDI 17 MARS | 17H00

RENCONTRE CROISÉE

LA MORT DE MALIK OUSSEKINE NOUS FAIT VIOLENCE
DIDIER CASTINO ET THIERRY HESSE

 

 

De façons tout à fait différentes, la mort de MALIK OUSSEKINE apparaît dans les romans de THIERRY HESSE et DIDIER CASTINO comme un trou noir où se perd le sens. Elle est le sujet d’un « Roman impossible » chez le premier, sur lequel son narrateur, écrivain, achoppe continuellement. Dans cette « Rue Monsieur-le-Prince » – titre du livre de Didier Castino – où le jeune homme fut frappé à mort par des policiers à coups de matraques, de poings et de pieds, en marge d’une manifestation contre le projet Devaquet à laquelle il ne participait pas, elle sonne le glas d’une idylle avec la politique pour toute une jeunesse ayant placé ses espoirs dans l’arrivée de la gauche au pouvoir en 81.

 

Symbole d’une difficile résolution de l’Histoire coloniale française dans la pensée antiraciste, le spectre de Malik Oussekine n’en finit pas, trente ans plus tard, de hanter notre mémoire collective...

 

- DIDIER CASTINO est professeur de Lettres à Marseille. Il est l’auteur d’« Après le silence » (Liana Levi, 2015) (Prix du Premier roman), et de « Rue Monsieur-Le-Prince » (Liana Levi, 2017) :

 

« Hiver 1986. La France est secouée par les révoltes étudiantes contre le projet Devaquet sur la réforme des universités. Dans la nuit du 5 au 6 décembre, Malik Oussekine meurt sous les coups de la police derrière la porte du 20, rue Monsieur-le-Prince, après une course-poursuite. Trente ans plus tard, l’écrivain revient sur ce moment qui représenta sa première prise de conscience politique. »

 

- THIERRY HESSE est écrivain, professeur de philosophie et de littérature. Il a publié plusieurs romans dont « Le Cimetière américain » (Champ Vallon, 2003, Prix Robert Walser) et « Démon » (L’Olivier, 2009), inscrivant ses fictions dans la trame de l’Histoire et les violences contemporaines. « Le Roman impossible » (L’Olivier, 2017) est son cinquième livre.

 

« Samuel Richard est hanté par l’échec de son précédent roman. Rêvant depuis plusieurs années d’écrire un livre inspiré par l’assassinat de Malik Oussekine, il tente de canaliser les idées, les tâtonnements et les digressions qui le rendent malade. Au fil des voix qui s’imposent, plusieurs récits s’entremêlent et se répondent. »

 

 


 

SAMEDI 24 MARS | 17H00

PERFORMANCE

LA TAILLE DE NOS ÂMES
JULIE NIOCHE, CHOREGRAPHE, GWENAËLLE AUBRY, ECRIVAIN, ET SIR ALICE, COMPOSITRICE

EN PARTENARIAT AVEC LE FESTIVAL CONCORDAN(S)E

 

 

« Nous abritons des foules, de bruyantes cohortes et des tribus radieuses. Nous sommes une vaste zone d’accueil, un asile dont les murs sont tombés. Sur nos mers intérieures croisent des galériens, des vaisseaux-fantômes et des nefs de fous ».

 

Trois corps sur scène, qui peut-être n’en font qu’un, d’autres dans la salle. Tous sont très peuplés. Aucun n’est recensé. Pour les réunir, un rituel, une séance d’inorcisme : qu’est-ce que ça veut dire, accueillir en soi un autre corps (homme, femme, enfant, animal, fantôme – la liste n’est pas close) ? Ces autres-là, comment les convoquer ? Nous les laisserons venir. Nous les regarderons bouger. Nous les ferons entrer. Nul ne sera refoulé : nos frontières sont mouvantes et très peu barbelées.

 

- JULIE NIOCHE est danseuse, chorégraphe et ostéopathe, fondatrice de A.I.M.E. – Association d’Individus en Mouvements Engagés. Son travail se situe au carrefour de plusieurs champs d’exploration : la danse, la mémoire, l’art contemporain, le soin, l’architecture, la rencontre. Ses chorégraphies explorent la traduction de nos sensations personnelles en mouvements dansés.

 

- GWENAËLLE AUBRY, écrivain, philosophe, chercheuse au CNRS, est l’auteur de récits, d’essais et de romans traduits dans une dizaine de langues. Elle collabore régulièrement avec des comédiens et des musiciens pour des lectures-concerts ou des performances.

 

- ALICE DAQUET sort ses premiers disques de musique électronique chantée en Français en 2003, sur le label Tigersushi et devient SIR ALICE, personnage célèbre pour ses performances extatiques. L’artiste se produit, en France et à l’étranger, autant dans des clubs que dans des lieux dédiés à l’art contemporain. C’est donc naturellement qu’elle utilise le média vidéo, la photo et crée des installations.

 


MARDI 27 MARS | 17H00

RENCONTRE

ELLE ETAIT A LA FOIS UNE AFRIKANER ET UNE AFRICAINE
NIMROD
POUR SON ROMAN L’ENFANT N’EST PAS MORT

DANS LE CADRE DU PRIX DES LYCÉENS D’ÎLE DE FRANCE

 

 

« L’enfant n’est pas mort » : premier vers d’un poème que NELSON MANDELA, élu président de la République d’Afrique du Sud en 1994, déclama lors de son discours d’investiture. L’auteure, INGRID JONKER, s’était suicidée trente ans auparavant, rejetée par la communauté afrikaner dont son propre père était l’un des dignitaires.

 

NIMROD nous raconte l’histoire de ce poème, à commencer par la tragédie qui lui a donné naissance, quand la police a ouvert le feu sur une voiture se rendant à l’hôpital pendant une manifestation, tuant le bébé noir qui était à son bord. Alternant les passages où Nelson Mandela, en captivité, trouve de la force dans l’œuvre de la poétesse et les différents épisodes de la vie de cette dernière, L’Enfant n’est pas mort est un roman-plaidoyer en faveur de la poésie, dans sa capacité à établir du sens politique aux choses et des correspondances entre les êtres.

 

Poète, essayiste, romancier, NIMROD est né au Tchad et vit en France depuis plus de vingt ans. Il est l’auteur de plusieurs romans, d’une œuvre poétique couronnée par plusieurs prix littéraires et d’un essai sur le poète Léopold Sédar Senghor. Il a reçu, en 2008, le Prix Édouard-Glissant pour l’ensemble de son œuvre.

 

- Dans le cadre du Prix littéraire des lycéens et apprentis et stagiaires de la formation professionnelle organisé par la Région Île-de-France avec la Maison des Écrivains et de la Littérature.

 

- Séance scolaire ouverte au public, avec la classe 2deGT du lycée Eugène-Hénaff de Bagnolet

 


 

Pour en savoir plus sur les auteurs invités, parcourez cette bibliographie :


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