le 2 juin 2015

Exposition Moi aussi j’ai été jeune, mais vous ne le voyez plus ! #1 : la Seconde Guerre Mondiale.

Sélection de documents.

En lien avec l’exposition "Moi aussi, j’ai été jeune, mais vous ne le voyez plus !", nous vous proposons chaque semaine, une sélection de documents faisant écho aux témoignages des participants.

 

La Médiathèque possède beaucoup de documents écrits, audios et vidéos sur la période de 1940 à 1945. Nous avons choisi d’en présenter quelques-uns pour leurs qualités iconographiques, leur point de vue, qui font écho aux témoignages de Raymond Barberis, Jacqueline Chonavel, Jean-Claude et Marie-Thérèse Gabin, Lolita Godinez et Colette Cossard.

 

 

 

 

 

Pendant la guerre

 

Chronique de l’Occupation à la Libération à Bagnolet (films des expositions) / Ville de Bagnolet, TV Bajo, 2005. (944.081 6 CHR)

Ce DVD regroupe 3 films :

Pour mémoire (histoire d’un camp).

Bagnolet durant la guerre : la vie quotidienne sous l’Occupation et la Résistance.

Histoire de la communauté juive bagnoletaise des années 30 à 45.

 

Banlieue nord-est de Paris dans la Seconde Guerre mondiale : juin 1940-août 1944 / Hervé Revel. Fiacre, 2012. (944.362 REV)

Ouvrage illustré de divers documents d’archives relatant les événements dans la banlieue nord-est de Paris durant la Seconde Guerre mondiale, depuis l’Occupation allemande jusqu’à la Libération, avec une partie consacrée aux mouvements de Résistance.

 

 

Les Parisiens sous l’Occupation : photographies en couleurs d’André Zucca / Jean Baronnet. Gallimard, 2008. (944.081 6 ZUC)

Ce libre est le catalogue d’une exposition de photographie d’André Zuca, qui fut collaborateur de la revue allemande nazie Signal entre 1941 et 1944 : une sélection de 200 photographies parmi les 1.200 clichés en couleurs conservés à la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris ; ce sont les seuls réalisés à l’époque avec la pellicule inversible couleur Agfacolor, de la place de la Concorde, des Champs-Elysées, etc.

 

Hélène Berr, une jeune fille dans Paris occupé / Jérôme Prieur, réal. DVD, 2013. (944.81 61 PRI)

Le Paris en question, celui de l’Occupation, est celui de la jeunesse d’une étudiante, Hélène Berr, entre avril 1942 et février 1944. Elle vient de fêter ses vingt-et-un ans quand elle commence à écrire. Son récit montre au jour le jour, dans la splendeur de capitale, une jeune femme juive, brillante, à la sensibilité à vif, qui décrit sans s’appesantir, en même temps que les joies et les tourments de sa jeunesse, l’ombre qui gagne, la montée du nazisme.

 

La Résistance

 

Faire quelque chose / Vincent Goubet, réal. DVD, 2013. (944.081 62 GOU)

A la rencontre des derniers résistants français de la deuxième guerre mondiale, l’auteur recueille la parole de ces nonagénaires saisissant par leur vivacité d’esprit et la force intacte de leurs espérances... Au début des années 1940, tous ont décidé de faire quelque chose contre ce qui leur paraissait inacceptable. Conçu comme un dispositif de transmission générationnelle, le film est le récit de leurs combats et des valeurs qui les ont portés. Ces échanges font évoluer le temps du film du passé vers le présent, et questionnent sur ce que peut être l’engagement aujourd’hui.

 

Femmes en prison dans la nuit noire de l’occupation  : Le Dépôt, la petite Roquette, le camp des Tourelles / France Hamelin. Tirésias, 2004. (944.081 62 HAM)

L’auteure a aidé des résistantes à rédiger le témoignage de leur incarcération dans deux prisons parisiennes, la Petite-Roquette et le camp de concentration des Tourelles. Ces récits reflètent l’état d’esprit qui régnait sous l’occupation allemande et rend hommage aux femmes résistantes.

 

 

Héroïques : ils étaient communistes / Antoine Porcu. Hachette, 2003. (944.091 62 POR)

Des rues et des places, des plaques commémoratives portent des noms de héros communistes. Héroïques, ils le furent à plus d’un titre. Ouvriers, employés, jeunes femmes, entrés dans la vie active vers 12-13 ans, en usine, sur les chantiers du bâtiment, dans les champs. Avec eux aussi, des intellectuels de toutes disciplines. Ce livre retrace leurs parcours.

 

Paris, les lieux de la Résistance : la vie quotidienne de l’armée des ombres dans la capitale /Anne Thoraval. Parigramme, 2007. (944. 081 2 THO)

Résister à Paris de 1940 à 1944, c’est recopier un tract, tracer à la va-vite un graffiti, glaner des renseignements, cacher des évadés, des réfractaires au STO etc… L’action quotidienne est humble et obstinée. C’est cet ordinaire qui transparaît dans l’évocation des lieux de la résistance parisienne : où tenir une réunion, où dormir, où imprimer un journal…Une géographie, arrondissement par arrondissement, des planques, dépôts de tracts, de journaux, de matériel…

 

 

Résistance intérieure, 1940-1945 : témoignages de résistants / sous la direction de Pierre Guérin. Frémeaux et associés, 2002. 3 CD (944.081 62 RES)

« La résistance est à la sublimation de l’individu ou au collectif d’individus ce que la shoah est à l’horreur humaine ou au crime contre l’humanité. La résistance deviendra la valeur salvatrice et sacralisée des familles et du pays, au détriment parfois de la recherche scientifique de la vérité. Depuis les années 50, des enseignants ont recueilli des témoignages en s’adressant aussi bien à des anonymes qu’à des acteurs incontournables. Ces témoignages, morceaux d’histoires vécues constituent une mémoire orale dont le caractère humain lui confère un statut de document historique vivant. Les auteurs et l’éditeur de cette publication n’ignorent pas qu’un témoignage ne peut être transformé en objet d’histoire qu’à la condition de le croiser avec d’autres informations et de le passer au crible de la critique. »

 

Résistance : Ils ont osé face aux nazis, face à Vichy, face à la Shoah / des films de Christophe Nick, Félix Olivier, Patricia Bobet, avec la voix de Tcheky Karyo. Coffret 3 DVD (944.081 2 RES)

Une série de docu-fictions exceptionnels, constitués grâce à des images d’archives et des reconstitutions rigoureuses 

 

Les camps et la déportation

 

 

Le cahier de Roger Chonavel, déporté à 16 ans au camp de Sachsenhausen. Ed. Ville de Bagnolet, 2005. (940.531 7 CHO)

Roger Chonavel né en 1926, a été arrêté le 21 janvier 1942 par la police française, pour fait de résistance. Le 25 janvier il est déporté au camp de Sachsenhausen, puis transféré à Dachau mi-juillet 1944. Il est libéré le 29 avril 1945. Après son retour, comme nombre de déportés, Roger Chonavel a eu d’énormes difficultés à parler de sa déportation. Ce document a été retrouvé, après sa mort, par hasard, par sa femme. Il a sans doute été écrit peu de temps après son retour des camps et est donc une source d’information très précieuse.

 

Les enfants de Sam / réalisé par Pascal Magontier. DVD, 2003. (944.081 6 MAG)

Sam Braun, déporté à l’âge de seize ans avec ses parents et sa plus jeune soeur, est revenu seul en France fin 1945. Marié deux fois, il a eu quatre enfants, deux filles et deux fils. Pendant quarante ans, il n’a rien pu dire, ni à ses deux femmes, ni à ses enfants. Jusqu’au jour où, cédant à une sollicitation amicale, il s’est décidé à témoigner devant des collégiens et des lycéens A travers les confidences des quatre enfants de Sam, le réalisateur montre comment chacun a développé une perception singulière de son histoire, contraint de l’imaginer faute d’en connaître les détails. Derrière la souffrance cachée de leur père, ils retrouvent l’adolescent détruit qu’ils ont cherché depuis toujours à protéger. Sam de son côté, témoigne avec émotion, seul devant la caméra, et devant des lycéens.

 


 

Mémoire des camps : photographies des camps de concentration et d’extermination nazis (1933-1999). Catalogue d’exposition Hôtel de Sully du 12 janvier au 25 mars 2001. Marval, 2001. (940.531 7 MEM)

Dans l’immédiate après-guerre, le réflexe spontané fut de montrer des images des camps, abondamment, sans précaution ni réflexion, sans mention de la nationalité du photographe. A cette pédagogie de l’horreur succéda une période d’économie gouvernée par la volonté de réconciliation avec l’Allemagne. Ce livre offre l’occasion d’en entamer l’examen historique, de porter sur cette iconographie un regard à la fois critique et analytique.

 

Leçons de ténèbres : résistants et déportés. Perrin, 2004. (940.531 7 LEC)

A l’occasion du 60e anniversaire de la libération des camps de concentration, cet album retrace le parcours des résistants français qui furent déportés. Il réunit des témoignages de rescapés qui racontent leur quotidien à Buchenwald, Dachau, Auschwitz, Ravensbrück ou Natzweiler-Struthof. Avec une chronologie des années de guerre et la présentation de grandes figures de la Résistance.

 

 

Les Graffiti du camp de Drancy : des noms sur les murs / sous la direction de Benoît Pouvreau. Snoeck Publishers, 2013. (944.081 6 GRA)

A l’automne 2010 débute la restauration des graffiti des internés du camp de Drancy. Le plus souvent, ces messages sont composés d’un nom, d’un prénom, d’une date et d’une profession de foi. Cet ouvrage présente les inscriptions dispersées et cachées sur des fragments de cloison désormais conservées dans un local souterrain appartenant à l’Office public d’habitat de Seine-Saint-Denis.

 

Parce que j’étais peintre /Christophe Cognet, réal. DVD, 2014. (940.531 7 COG)

Ce film propose une enquête inédite sur les oeuvres réalisées clandestinement dans les camps nazis. Un dialogue avec les rares artistes déportés encore vivants et avec les conservateurs de ces oeuvres : des émotions qu’elles suscitent, de leur marginalisation, leurs signatures ou leur anonymat, de leur style, ainsi que de la représentation de l’horreur et de l’extermination. Avec ce voyage parmi ces fragments d’images clandestines et les ruines des anciens camps, une quête sensible entre visages, corps et paysages, pour questionner la notion d’oeuvre et interroger frontalement l’idée de beauté.

 

 

Les oubliés de Romainville : un camp allemand en France (1940-1944) / Thomas Fontaine.Tallandier, 2005. (944.081 6 FON)

Ce livre rappelle l’importance de ce camp, oublié, dans lequel furent internées 7000 personnes, dont une moitié de femmes. 8 sur 10 furent déportées. L’auteur a travaillé à partir de documents interdits jusque-là par le ministère de la Défense et des témoignages de victimes (juifs, otages, résistants, femmes, déportés).

 

 

 

 

 

 

 

 

Souvenirs / Marie Rameau. La ville brûle, 2015. (940.531 7 RAM)

La photographe invite à découvrir des objets fabriqués par des femmes résistantes durant leur déportation, témoignages de leur opposition à la barbarie. Détournant les matériaux avec lesquels elles étaient contraintes de travailler pour fabriquer carnets, broderies, accessoires ou jouets, elles ont su enrayer le processus de déshumanisation en faisant place au superflu.

 

Les Survivants / réalisé par Patrick Rotman. 1 DVD, 2005. (940.531 7 ROT)

Patrick Rotman analyse, avec des images d’archives souvent inédites et des témoignages de prisonniers, la découverte des camps et le difficile retour à la vie des rares survivants de cette horreur.

 

Belzec / Réalisé par Guillaume Moscovitz. Compagnie des Phares & Balises, 2005. (940.531 7 MOS)

Presque oublié dans l’histoire de la Shoah, Belzec est chronologiquement le premier camp d’extermination de l’Aktion Reinhard, le plan nazi d’extermination des Juifs des territoires de la Pologne occupée. Sa destruction intégrale dans les premiers mois de l’année 1943, presque un an avant le démantèlement des camps de Sobibor et de Treblinka, témoigne de la volonté nazie d’effacer les traces de l’extermination des juifs d’Europe. Le meurtre de masse industrialisé du peuple juif par les nazis ne s’est pas arrêté aux meurtres des vies, il a continué avec la destruction des cadavres de ceux qui avaient été exterminés : effacement des corps, des noms et des lieux. Ce qu’on appelle aujourd’hui le négationnisme était déjà au principe même du meurtre nazi : l’effacement des traces de l’extermination faisait partie du plan d’anéantissement du peuple juif. En filmant les séquelles de cet effacement, le cinéaste montre la violence de notre présent : là où il n’y a que destruction, comment attester de ce qui a été ?

 

La Libération et l’immédiat après-guerre

 

 

Libérer Paris : août 1944 / sous la direction de Christine Levisse-Touzé. Ouest-France, 2014. (944.083 63 LEV)

Publié à l’occasion du 70e anniversaire de la libération de Paris, ce livre évoque les dessous de l’insurrection, la mobilisation des habitants, les divers soulèvements, la reconnaissance du général de Gaulle et la mémoire des événements dans la capitale. Il est illustré de 230 images provenant des fonds du Musée du général Leclerc et du Musée Jean Moulin.

 

Libération, fête folle : 6 juin 1944-8 mai 1945, mythes et rites ou le grand théâtre des passions populaires / Alain Brossat. Autrement, 1994. (944.081 63 BRO)

 

Libérations de la France / Jean-Pierre Azéma, Olivier Wieviorka. La Martinière, 1993. (944.083 6AZE)

De la description de la situation de la France et de l’Europe à la fin de la guerre, au récit de l’affrontement des différentes forces populaires et politiques de l’époque, en passant par l’évolution des troupes alliées sur tout le territoire, aucune étape n’échappe ici aux deux auteurs. Rassemble plus de 400 photographies pour la plupart inédites.

    Date de l'évènement:
  • Du 2 juin 2015 14:17 au 19 septembre 2015 15:17