le 11 mars

Dans l’atelier de # interview — Karin Serres

Dans le cadre de l’édition du festival Hors limites 2020, Karin Serres sera l’invitée du comité ado de la médiathèque de Bagnolet le samedi 21 mars à 16h00 [événement annulé]. Avant de la rencontrer et afin de mieux faire connaissance avec elle, l’autrice s’est gentiment prêtée au jeu de notre interview, "Dans l’atelier de"...

 

Comment êtes-vous devenue autrice ?

J’ai d’abord écrit du théâtre, puis des pièces radiophoniques, puis des albums pour enfants, puis du roman pour enfants et adultes, des chansons, des feuilletons…etc. L’une menant à l’autre sans que j’en abandonne aucune. Tout n’est pas publié, loin de là, mais j’ai la chance d’avoir rencontré des éditeurs et éditrices qui ont soutenu toutes ces formes d’écriture et les ont aidées à circuler au-delà de mon cercle proche. Ça prend du temps, il faut être aussi patiente que tenace. Mais ça vaut le coup.

 

Pourquoi avez-vous fait le choix de vous adresser au jeune public ?

Pour ma première pièce, Katak, cela s’est fait par les hasards de la production. Une fois que j’ai découvert et vécu la sincérité, l’entièreté, l’appétit et l’enthousiasme de ce public jeune, j’ai décidé de le retrouver chaque fois que je pouvais.

 

Y-a-t-il un livre qui vous a marquée lorsque vous étiez enfant ?
La lecture m’a marquée, en général. La lecture comme voyage, embarquement ailleurs et possibilité de vies supplémentaires. Les bibliothèques sont des lieux extraordinaires, pour cela. Vive les bibliothèques !

 

Avez-vous un auteur ou une autrice de référence ? 

Je lis énormément et j’ai beaucoup d’auteurs et d’autrices dont les mondes et la langue m’accompagnent. Chaque fois qu’un roman me touche, je me nourris de cette force là, ressentie comme lectrice, pour retourner travailler plus et mieux avec mon écriture. Et la vie et la ténacité de tous ces auteurs et autrices que j’admire m’encouragent au quotidien.

 

Quelles sont vos sources d’inspirations ?
La vie et toutes ses sensations. Le monde et ses futurs. Mes rencontres. L’absurdité…

 

Comment naissent et se développent vos projets ?

Ils commencent toujours par une phrase qui tourne de plus en plus clairement dans ma tête, ou des fragments épars, comme des étincelles séparées, petit à petit j’en entends plus, et je découvre de quoi et de qui il s’agit. Lorsque c’est une commande, je dois trouver un moyen d’oublier son cadre théorique jusqu’à ce que que ces étincelles intimes et assez incontrôlables s’allument.

 

Un souhait à réaliser et/ ou une envie de collaboration ?

J’ai commencé depuis quelques années mais j’espère d’autres collaborations avec des musicien.ne.s, danseurs et danseuses, bédéistes, acrobates, plasticien.ne.s… pour créer des œuvres qui s’inspirent les unes des autres et se font écho. Voir mes textes de venir des films, aussi.

 

Pouvez-vous nous dire un mot de vos projets en cours ?

Je travaille sur deux commandes de théâtre, Les Mars Brothers et Bagarre, une réécriture de ma pièce-roman Mongol, un texte fantastique pour un ouvrage collectif L’étrange féminin aux éditions du Typhon et la suite de mon roman pour adolescents Happa No Ko (Le Rouergue 2017), cette fois inspirée par ma résidence d’écriture en Nouvelle Zélande l’an dernier.

 

On est un peu curieux, acceptez –vous de nous montrer votre bureau ? Une petite photo ?

Mon bureau n’a pas d’intérêt. Je peux écrire n’importe où. Je vous montre plutôt une photo de mes carnets de travail.