le 24 avril 2010

COUPS DE COEUR DES DISCOTHECAIRES printemps 2010

Beach House : Teen dream, Bella Union, 2010. - 2 BEA 20
- Beach House est un duo de Baltimore emmené par la nièce de Michel Legrand à la voix douce et androgyne accompagnée par un clavier dominant aux sonorités planantes. Ces héritiers de Cocteau Twins nous livrent une « dream-pop » onirique, douillette qui invite à la détente.

En savoir plus


The Leisure Society : The sleeper, Pias, 2009. - 2 LEI 20
- Ce duo anglais fait parti de la même mouvance folk que les Fleet Foxes, les Dodos, Grizzly Bear avec le côté pop joyeuse à écouter autour d’un feu. Les mélodies sont magnifiques, influencées par les sixties avec des arrangements plus actuels et une production maison. Cela donne un album doux et flamboyant, difficile de s’en passer.

En savoir plus


These New Puritans : Hidden, Domino recording, 2010. - 2 THE 20
- Hidden est le deuxième album des Anglais de These New Puritans, pop expérimentale et accessible composée d’un orchestre de 13 cuivres et bois, de cordes, de tambours japonais, de techniques de bruitage en plus du groupe, tout cela enregistré séparément pour ensuite être assemblé par le leader à la recherche d’un son rêvé. Le résultat est à la hauteur de la tâche : un album avec un grand A, original , fascinant , mutant à écouter si vous aimez être surpris.

En savoir plus


Dum Dum  : Le professeur Félix, Discograph, 2009. - 099 DUM
- Dum Dum (prononcer doom), porté par Félix J, à la radicalité bien pendue, figure notoire, inclassable et inclassée de la scène slam parisienne. Ce deuxième disque, enregistré en à peine 5 jours, renoue avec une veine de critique sociale rock ; Dum Dum nous livre ici, un disque énervé, drôle et bizarre, comme les textes incisifs de Félix, nourri à la chanson réaliste et à l’activisme libertaire.

En savoir plus


Arnaud Fleurent-Didier : La Reproduction, Sony, 2009. - 099 FLE
- Le premier très grand disque de l’année ; avec la Reproduction, lumineux album au titre bourdieusien Arnaud-Fleurent-Didier y fait l’inventaire d’une éducation, dans la moyenne bourgeoisie française (racisme ordinaire compris) sous la forme d’un slam impavide et glaçant que vient toutefois réchauffer une opulante orchestration pop ; les textes sévères mais lucides, transpirent moins le règlement de compte personnel qu’ils ne transfusent la lente agonie des illusions post-68.

Site officiel


Imbert Imbert : Bouh !, L’Autre Distribution, 2009. - 099 IMB
- Son stylo ne dormant que d’un œil et sa contrebasse que d’une corde, Imbert Imbert accouche de poèmes mélodiques et de mélodies poétiques, entre érotisme revendicatif et revendications érotiques. Avec "Bouh !" il étonne et bouleverse encore d’avantage : un album où le jazz et la chanson ont rarement été aussi intensément à l’unisson !

Site officiel


Marie-France : Marie-France visite Bardot, La Baleine, 2009. - 099 MAR
- Elle fut meneuse de revue à l’Alcazar (grande époque), posa pour Pierre et Gilles, chanta en duo avec Marc Almond ou dans "Barocco" de Téchiné ; il était donc naturel qu’elle s’empare un jour du répertoire de Bardot en y apportant sa touche personnelle. Du pur glamour !

En savoir plus


Médéric Collignon : Shangri Tunkashi-La*, Harmonia Mundi, 2010. - 1 COL 90
- A peine l’expo "We want Miles" rangée dans les cartons, Médéric Collignon dégaine sa trompinette et ressort le costume du "Prince of the darkness", période électrique. Shangri est un hommage à cette époque (1968-1975), pleine d’audace, de grâce et de concerts fiévreux. Collignon souffle, groove et dirige avec maitrise. L’ensemble Jus de Bocse, expulse le feu à jet continu. On croirait une armée de lance-flammes en marche rangée. Médéric Collignon et ses acolytes réaniment, comme dans un film fantastique les troupes des disques "Bitches Brew", "In a silent way" et "Agharta" , dans un tourbillon étudié.

En savoir plus


Nguyen Lê : Saiyuki, Act, 2009. - 1 LE 90
- "Saiyuki" ou " Chronique du voyage vers l’Ouest" est un disque subtil et inspiré, où l’est de l’Asie échange avec l’ouest, où le Japon, incarné par la magnifique Mieko Miyazaki au koto, flirte avec l’Inde des virtuoses Prabhu Edouard aux tablas ; une fabuleuse épopée poétique, une quête mélodique … Quand les mondes entrent en collision, parfois une magie inhabituelle survient !

Site officiel


Ensemble Doulce Mémoire : Laudes : confréries d’Orient et d’Occident : l’état de transe ; laudes et chants soufis, Harmonia Mundi, 2009. - 303 A LAU
- Coup de cœur pour cet album fait d’harmonie, de sérénité et d’extase, un dialogue entre le répertoire des chants soufis, interprété magistralement par Taghi Akhabari et celui des confréries italiennes, les Laudes ; une création, une action majeure dans cette période mouvementée ou certains s’acharnent à creuser un fossé entre Orient et Occident.

Site officiel


Franco Alfano : Cello sonata, Abeille–Naxos, 2009. - 3 ALF 12.43
- La sonate représente l’art d’Alfano au sommet de ses capacités : musique à la fois forte et raffinée, le violoncelle se fait une prima donna dont les arabesques vocales tour à tour passionnées, nostalgiques ou élégiaques se détachent sur le somptueux tapis d’orient de la partie de piano.

En savoir plus


Mulatu Astatke : New York, Addis, London : the story of ethio jazz : 1965-1975, Strut, 2009. - 014 AST 6
- Le compositeur, arrangeur et percussionniste éthiopien Mulatu Astatke est considéré comme l’un des plus grands représentants de l’éthio-jazz, ce genre né à la fin des anneés 50 dans les bars d’Addis-Abeba, qui mélange du jazz, de la musique latine voire même de la pop à la musique traditionnelle éthiopienne. C’est donc l’album idéal pour ceux qui voudraient découvrir cette musique.

En savoir plus


Angélique Kidjo : Oyo, Razor & Tie, 2010. - 016 KID 7
- Dans ce onzième album, fait essentiellement de reprises, la chanteuse béninoise rend hommage à tous les musiciens qui l’ont inspirée et bercée : Curtis Mayfield, Otis Redding, Aretha Franklin, Myriam Makeba, Carlos Santana ou encore Sydney Bechet. Entourée d’une pléiade de pointures dont Roy Hargrove, Diane Reeves et John Legend, elle nous offre un voyage en terres jazz, afro, funk, soul réjouissant et fort réussi. Mention spéciale à sa version de « Petite fleur »…

- En savoir plus
- Site officiel


Yapa : Pariwaga, Naïve, 2010. - 017 YAP 7
- Lorsque le groupe français Yapa (composé de trois guitaristes et d’un percussionniste) rencontre à Ouagadougou des musiciens africains et les invitent à poser leurs voix et leurs instruments sur leurs compositions cela donne un résultat tout en fraîcheur et spontanéité, aussi riche qu’intense, surtout quand ces musiciens s’appellent Victor Démé ou Salif Diarra.

En savoir plus


Swami Jr. : Outra praia, Harmonia mundi, 2009. - 049 SWA 7
- Guitariste, bassiste, producteur et arrangeur reconnu internationalement – la liste des artistes avec lesquels il a travaillé est impressionnante (Omara Portuondo, Chico Cesar, Maria Bethania, Lokua Kanza, Zelia Duncan, Vanessa da Mata, Luciana Souza…) - Swami Jr. révèle ici une autre facette de son talent, celle d’un auteur-compositeur complet, qui a su décliner avec subtilité toute la diversité de la musique populaire brésilienne. Une petite merveille !

En savoir plus


Ljiljana Buttler : Frozen roses, Coast to coast, 2009. - 076 BUT 7
- Comment ne pas être envouté par la voix grave et profonde de Ljiljana Buttler, "la mère de l’âme gitane" surnommée aussi "la Billie Holliday de la musique tzigane", l’une des plus fameuses divas de l’ex-Yougoslavie des années 60 et 70, qui ne chantait plus depuis et qui a accepté d’enregistrer à nouveau en 2002. Dans son dernier opus, « Frozen roses », elle nous distille de superbes mélodies langoureuses combinant jazz et sevdah, ce blues des Balkans qui vient du tréfonds de l’âme et dont la mélancolie vous bouleverse.

En savoir plus


Kottarashky : Opa Hey !, Asphalt tango records, 2009. - 078 KOT 6
- Un premier album convaincant et prometteur, concocté à l’ordinateur par le jeune Bulgare Kottarashky qui a su bidouiller avec talent cordes, cuivres, accordéons déglingués, percussions, voix enrouées mi-chantées, mi-parlées, litanies obsédantes et bruitages divers, tous enregistrés dans les campagnes balkaniques. De plus, la mélodie est là, subtile et euphorisante, ce qui fait de ce mélange très personnel d’acoustique et d’électro un vrai bain de jouvence.

En savoir plus