le 1er février 2009

François BON au Lycée Eugène-Henaff

Dans le CDI, ils entrent bruyants, petites tapes, coup d’épaules, rires, voix rauques.

Ils sont 25 ou 28. Regroupés autour des tables rondes, ils font mine d’écouter, ils écoutent François Bon parler deDanielle Collobert, son écriture, 30 ans plus tard, fait référence. Parler de la Bibliothèque Nationale de France, des téléphones mobiles-photo, parler du « territoire », de leur ville, la ville qu’ils voient, leurs trajets, leur regard sur le territoire. Ils écoutent mieux, le silence s’installe. Ils hésitent, leurs yeux se perdent, tout est encore si vague, certains ricanent encore mais peu, les plus effrayés sans doute. Inquiets de l’orthographe ou de la rime à tout prix, fébriles, ce qu’ils découvrent à l’instant, ils n’en savaient rien .

Écrire est devenu nécessaire.

les ateliers sur le site de la BNF